Seedpeople aurait pu offrir un cinéma bis une puissante métaphore de l’aliénation sociale, l’ensemencement des victimes conduisant à faire d’elle des spectres dépourvus de libre-arbitre, dans la continuité d’autres œuvres tels Invasion of the Body Snatchers (Don Siegel, 1956) et son remake par Philip Kaufman en 1978, s’il avait délaissé les facilités d’écriture et les situations convenues chères au genre pour se concentrer sur ses antagonistes. À leur place, il privilégie les créatures, bestiaire amusant mais impersonnel tant les déplacements en boule rappellent Critters (Stephen Herek, 1986) et ses suites, et certains plans Alien (Ridley Scott, 1979), hommages à l’appui. La reprise de personnages stéréotypés, parmi comptent un savant fou, une matriarche démoniaque et un héros venu d’ailleurs, amuse mais empêche toute surprise, suscitée seulement par les attaques et trucages artisanaux jouant sur la proximité entre les substances projetées par les plantes extraterrestres et des textures que nous pourrions identifier voire ici associer (sperme, popcorn etc.).