GOOD BOY part d’une idée audacieuse : raconter une histoire d’horreur du point de vue d’un chien. mais malgré cette originalité, le film peine à transformer son concept en véritable expérience de cinéma. La mise en scène, confinée à une caméra basse et à une tension souvent répétitive, finit par s’essouffler, et le scénario manque de profondeur, laissant les enjeux humains trop flous pour qu’on s’y attache vraiment. Visuellement, certaines scènes sont belles et l’ambiance fonctionne par moments, mais le rythme inégal et le minimalisme de l’écriture empêchent le film de tenir ses promesses. À force d’hésiter entre fable poétique, horreur psychologique et drame animalier, Good Boy ne mord jamais vraiment : il intrigue, il émeut parfois, mais ne parvient pas à mordre là où ça fait mal. Une belle tentative, mais un résultat trop sage pour marquer durablement les amateurs d’horreur exigeants.