Film concept par excellence, avec un joli buzz en ligne rappelant les campagnes marketing du lointain Projet Blair Witch, le film de Leonberg a tout pour séduire. Pourtant, quelque chose cloche. Le manque de moyens, en partie. Le genre de difficulté qu'on peut contourner, en misant sur la suggestion et les astuces du cinéma en système D (cf. The Vast of Night). Ce qui manque ici, c'est tout simplement la fraicheur. On pardonnerait à Leonberg certains tics du cinéma d'horreur s'il ne les répétait inlassablement pendant cette heure et quart : ombres qui apparait/disparait, menace à l'arrière-plan et un usage peu subtil de la musique. Une durée minimale mais qui semble néanmoins interminable quand on doit se taper les mêmes procédés une grosse portion du film. Et la modestie des moyens se remarque beaucoup trop dans son dernier acte qui use de quelques effets visuels approximatifs. C'est regrettable, d'autant que l'ambiance de mort est palpable et c'est évidemment difficile de résister à ce brave Indy. Au moins, Good Boy évite le piège de l’anthropomorphisme et on croit à ce chien dont la fidélité saisit le cœur. J'aurais préféré qu'il soit la vedette d'un long-métrage plus convaincant.