J’avais envie d’y croire. Un film d’horreur raconté à travers les yeux d’un chien ? L’idée avait de quoi intriguer. Mais après une heure quarante de plans contemplatifs, de symbolisme creux et de tension absente, une seule chose reste : un grand vide.
Good Boy veut être un drame existentiel sur la loyauté, la mort et la solitude. En réalité, il n’est qu’un exercice de style qui se prend pour une méditation. Le réalisateur empile les plans lents et les silences lourds en espérant créer du sens, mais il n’en ressort qu’une impression d’avidité — celle d’un film qui veut paraître profond sans rien dire de concret.
Tout ici semble calculé pour suggérer quelque chose sans jamais oser le montrer. Le chien, pourtant protagoniste principal, n’est jamais véritablement incarné. L’humain, lui, est réduit à un fantôme apathique. Et le spectateur ? Il observe, impassible, un drame qui ne décolle jamais.
Visuellement, c’est soigné. Techniquement, c’est propre. Mais émotionnellement, c’est le néant. Good Boy n’a ni frisson, ni cœur, ni vrai propos. Juste une lente descente dans le rien, où même le hurlement final (au sens propre comme au figuré) sonne faux.
En sortant du film, on se demande ce qu’on vient de regarder — et surtout, pourquoi.
Ma Note : 2/10
Beau, vide et prétentieux. Un film qui a la gueule d’un chef-d’œuvre et l’âme d’une publicité pour croquettes premium.