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J’avais envie d’aimer Gourou. Le sujet normalement est censé me plaire : l’emprise, la manipulation, ces figures modernes qui promettent des réponses simples à des existences cabossées. Sur le papier, tout était réuni pour que ça me captive.
Et il y a bien des choses qui fonctionnent. Pierre Niney, d’abord. Il est très bon. Il incarne ce “gourou” avec une ambiguïté troublante, à la fois séduisant et profondément inquiétant. Il installe un vrai malaise, une double gêne : celle diffuse face à quelqu’un qui semble tout comprendre de vous, peut-être même mieux que vous-même, et celle à regarder un charlatan mettre un tunnel de mots forts à un spectateur choisis.
Mais autour de ça, j’ai trouvé le film lent. Vraiment lent. Pas dans le sens contemplatif ou tendu, plutôt dans le sens étiré. Comme si on tirait sur une intrigue qui aurait gagné à être plus resserrée. On tourne autour des mécanismes d’emprise sans jamais vraiment les creuser. On les montre, mais on ne les dissèque pas. Et puis le dernier acte m’a complètement sortie du film. Ça part en sucette. Les rebondissements m’ont semblé tirés par les cheveux, presque plaqués là pour créer un effet “wow”. J’ai eu la sensation qu’on cherchait à provoquer un choc plutôt qu’à raconter quelque chose de cohérent. Je n’ai pas non plus été convaincue par tous les jeux d’acteurs. À part Niney et Rudy, j’ai trouvé certains personnages un peu démonstratifs, un peu “idées” plus que vrais êtres humains. Et je trouve que Marion Barbeau a seulement deux émotions dans ce film : le choc et le dégout (avec la tête penchée sur le côté, toujours).
Au final, ce qui est le mieux réussi, c’est le malaise face à ces figures charismatiques. On est inconfortable, parfois presque fasciné malgré soi. Mais je ne suis même pas certaine que ce soit exactement l’objectif du réalisateur. Je suis sortie avec une impression étrange : celle d’un film qui installe bien quelque chose mais qui reste assez vide une fois la séance terminée. Un sujet fort, une performance centrale solide, et pourtant, pas le vertige que j’attendais.
Créée
le 24 févr. 2026
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