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le 26 janv. 2026
SuivreNiney, ni à faire
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Qui n’est pas un jour tombé sur l’une de ces innombrables vidéos présentant un(e) quelconque coach de vie, nous apprenant à affronter la moindre épreuve de vie ? Ils sont désormais partout… Ils nous inondent de success stories sur Linkedin, nous présentent leurs morning routine à base de douches glacées, de séances de sport intense, de macchia-latte-proteinés-vegan, tels des Dieux grecs s’apprêtant à partir au combat… Ces nouvelles vedettes des petits écrans à la recherche d’abonnements et de clientélisme font désormais parti de notre paysage, et la supercherie est bien connue.
Il n’aura pas fallu que Yann Gozlan et Pierre Niney s’intéressent au sujet pour que l’escroquerie soit dénoncée, mais cela n’empêche que Gourou est un film nécessaire.
Nécessaire, mais… Malhabile. Et c’est fort dommage. Le film nous offre une plongée vertigineuse dans le quotidien de Mathieu Vasseur, l’un de ces nouveaux « maîtres à penser » très en vogue, dont l’impact et la popularité auprès du grand public n’ont d’égal que son ego. Pierre Niney incarne avec brio ce personnage complexe, torturé et narcissique à l’extrême (si bien qu’on pourrait se demander si lui-même… non, rien…).
La photographie, tout comme la réalisation, sont magnifiquement travaillées ; certaines scènes dynamiques, à la limite du stroboscopique, font toujours écho aux instants plus intimistes grâce à une lumière toujours parfaitement divisée entre noirceur et jaunâtre tamisé, comme un semblant de ténèbres au creux de dorures… La maison de Julien, pleine de néons et d’incohérences, est la parfaite illustration selon moi d’un décor et de lumières maîtrisées. Un beau boulot.
Maintenant, le gros problème de Gourou, c’est son scénario.
Sérieux, quel dommage que Gozlan soit allé si loin dans le thriller ! Vers sa moitié, le film prend plusieurs directions et en oublie presque son sujet principal… La descente aux enfers de Matt aurait dû être plus insidieuse, plus lente, et je pense sincèrement qu’on avait déjà atteint le climax au bout d’une heure. Le reste du film devient alors une succession de péripéties qui en rajoutent encore, et encore, jusqu’à lasser un peu car l’impact émotionnel se perd. Pendant la séance je n’arrêtais pas de me dire que c’était la période des soldes dans le scénario.
Autre problème, mineur cette fois : Hanouna quoi… Quelle faute de goût, surtout dans un film comme celui-là ! J’ai rien contre ce type. Au pire, je m’en tape. Mais n’allez pas me dire que « c’est pour faire le parallèle avec nous »…
Non.
Le tristement adulé Baba est bien trop intelligent pour s’y laisser berner.
Y’a un truc pas net, et ça casse littéralement la dénonciation.
Bon, mis à part ces deux gros points, Gourou reste, je pense, un film nécessaire, mais qui passe un peu à côté de son propos parce qu’il veut trop en faire. Un peu comme si j’allais m’acheter des baskets, mais que le vendeur me proposait en plus des Richelieu, des pompes de sécurité et des chaussures de ski (pour le même prix bien évidement !)
Ce qui est fâcheux car au vu de la tournure que prend notre jolie société, abreuvée jusqu’à outrance d’internet et de ses rejetons de plus en plus égocentriques et vénaux, on a besoin de piqûres de bon sens, de temps à autres.
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Créée
le 1 févr. 2026
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le 26 janv. 2026
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