3
309 critiques
Niney, ni à faire
On est seulement en janvier, et je ne sais pas ce que j'ai vu de pire entre Trump qui veut envahir toute la planète, ou Pierre Niney qui donne la réplique à Hanouna.Première chose, je vois que la...
le 26 janv. 2026
Yann Gozlan confirme avec Gourou son statut de "bon élève" du cinéma français : la photographie est léchée, la mise en scène est carrée, mais l'âme est absente. On se retrouve face à une coquille vide, un exercice de style qui brille par son manque total d'aspérité.
Le premier accroc, c'est le titre. Un gourou, par définition, possède une aura, une emprise mystique ou psychologique. Ici, on nous dépeint un simple charlatan, un produit de série des écoles de commerce dopé au marketing agressif. Le film échoue à explorer la mécanique de la fascination pour se contenter de survoler les clichés de la vente. Pour un sujet qui exige de la rugosité et de l'inconfort, Gozlan livre l’œuvre la plus lisse imaginable. Même les péripéties, n'arrivent jamais à salir une image trop propre pour être honnête.
Le problème de fond réside sans doute dans la genèse du projet. Initié par Pierre Niney, le film transpire l'ambition d'acteur en quête de récompense. On sent la volonté de décrocher un "rôle à César", lorgnant du côté de la performance d'un DiCaprio ou du récent Marty Supreme avec Chalamet.
Le résultat est un paradoxe stérile : l’envie d’incarner un personnage sombre et complexe mais en réalité de vouloir rester "vendeur" et esthétique à chaque plan.
À force de vouloir montrer l'immondice sans jamais renoncer au glamour, le film se sabote. On ne peut pas filmer la fange avec un filtre Instagram de peur d'abîmer un CV.
Au-delà de son esthétique de papier glacé, le film s'effondre sur sa structure. Les scènes s'enchaînent via des liants narratifs absurdes, frôlant parfois l'idiotie. Finalement, que nous dit Gourou sur son sujet ? Rien. Le film ne sait jamais s'il veut dénoncer, fasciner ou divertir, et finit par nous laisser sur le bord de la route, face à un vide cinématographique absolu.
3
309 critiques
On est seulement en janvier, et je ne sais pas ce que j'ai vu de pire entre Trump qui veut envahir toute la planète, ou Pierre Niney qui donne la réplique à Hanouna.Première chose, je vois que la...
le 26 janv. 2026
7
855 critiques
L’affiche l’annonce : méfiez-vous de vos idoles ! Signé Yann Gozlan, Gourou illustre cet avertissement de manière implacable, sur un scénario de Jean-Baptiste Delafon qui maintient constamment...
le 26 janv. 2026
5
1473 critiques
A bien y réfléchir, le cinéma de Yann Gozlan ne serait-il pas traversé par une seule grande thématique ?Car à chaque fois, de Burn Out au présent Gourou, en passant même par La Mécanique de l'Ombre...
le 28 janv. 2026
3
8 critiques
L'immense problème de Dune - Deuxième partie réside dans l'absence de corps. Tout au long du film, Denis Villeneuve les cache, les recouvre, les éloigne ou les évite. Cela engendre un désintérêt...
le 11 mars 2024
2
8 critiques
Yann Gozlan confirme avec Gourou son statut de "bon élève" du cinéma français : la photographie est léchée, la mise en scène est carrée, mais l'âme est absente. On se retrouve face à une coquille...
le 20 févr. 2026
3
8 critiques
Pour ma première incursion dans l'univers cinématographique de Cédric Klapisch, je ne suis pas déçu… car mes attentes ont été parfaitement comblées. Je m'attendais à un cinéma bourgeois, déconnecté...
le 27 mai 2025
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème