Romain Gauthier (Pio Marmaï) est une jeune cadre plein d’ambition cynique à souhait. Il ne s’est jamais entendu avec son entendu avec son frère Luc (Jérémie Elkhaim) qu’il voit comme un empêcheur de tourner en rond. Il se sent pas aimé par son père (Eddy Mitchell) un ancien directeur de grand hôtel. Sa mère (Chantal Lauby) à finie par divorcer de ce mari à la main baladeuse. Mais bientôt un élément va venir perturber les deux frères. Leur père est atteint d’une démence. Les deux frères prennent la décision de mettre leur père en maison de retraite. Romain va se débattre plusieurs mois durant entre son boulot, son père et les filles qu’il ne parvient pas à séduire. La maladie va s’aggraver soudainement et plonger le père de Luc et Romain dans le coma. Les médecins vont alors annoncer aux deux frères que les jours de leur père sont comptés Après le décès de son père Romain est promu à la place de son directeur. Cette promotion et la mort de son père ont comme un effet libérateur sur lui. Son cynisme laisse place à une certaine joie de vivre qui lui permet enfin de séduire une femme et de fonder une famille. Désormais le travail n’est plus sa priorité, c’est sa famille. C’est là qu’il aime être. Et si avec son frère ils ne se comprennent toujours pas, ils ont fait la paix.
Ce film m’a laissé une impression particulière dans la rétine. Pour être franc, je souhaitais voir ce film pour Eddy MItchell, ses envolées lyriques. Même s’il est l’un des personnages principaux ce n’est pas lui la vedette du film, ni sa maladie qui est coeur du film, bien que … . En fait c’est le personnage de Romain qui est le héros du film. L’histoire tourne autours de lui comment il en est arrivé là. Pourquoi est il devenu aussi noir ? Pourquoi ne pense t’il qu’au travail, fait fuir tous le monde, … ? On comprend assez vite que le problème remonte à son enfance, ses ennuis avec son frère, son père qui semble indifférent à lui. Le film montre un homme qui ne sait pas comment s’en sortir et qui finalement on ne sait trop comment trouve le chemin de la « rédemption ». Mais tout cela est assez flou. Je regrette également que le film ne parle pas davantage de la maladie. Car c’est un sujet intéressant, qui touche de nombreux français et qui aurait permis au talent d’Eddy Mitchell de s’exprimer davantage. Mais c’est peut-être parce que j’imaginais le film centré sur lui et sa maladie.
En ce qui concerne le jeu des acteurs j'ai trouvé Pio Marmaï et Jérémie Elkhaim justes. A noter la présence de Charlotte de Turkheim qui joue la directrice de la maison de retraite, rôle dans lequelle elle se montre sobre. Présence également de la belle Zoé Félix dont le personnage de Romain tombe amoureux. Le personnage de cette dernière est peu présent, mais lors de ces rares scènes la comédienne joue de manière juste, en particulier sa seconde et dernière scène. Durant cette scène Romain vient la chercher à la sortie de ses cours pour lui dire qu'il l'aime. J'ai trouvé que Zoé Félix jouait cette scène à la perfection. C'est court mais impeccable. C'est sans doute le point fort du film, le jeu des acteurs. Tous y jouent très bien.
Ce n'est pas un film que je recommanderais forcément, mais je ne le déconseillerais pas.