Scénariste pour le cinéma et la télévision ("Clara Sheller", "Dix pour cent"...), Nicolas Mercier signe un premier long-métrage consacré à la complexité des relations familiales, et à la difficulté de devenir adulte.
Bénéficiant d'une réalisation soignée, "Grand départ" tente de traiter avec légèreté des sujets graves, tels que la maladie d'Alzheimer du père.
Hélas, Eddy Mitchell ne parvient pas à être crédible, et ses saillies absurdes qui se voudraient comiques et décalées ont surtout tendance à sonner faux.
Le film se révèle plus juste et pertinent quand il aborde la relation fraternelle/fratricide des personnages incarnés par Pio Marmaï et Jérémie Elkaïm, impeccables tous les deux.
Au final, Nicolas Mercier signe un premier film honorable, d'une durée modeste (1H15), mais trop moyen et trop inégal pour marquer un tant soit peu les esprits.