C’est l’histoire d’Alberto, dont le corps se décompose lentement, mais qui continue à travailler. Un jour, il le sait, il ne pourra plus continuer. Il doit encore tenir une semaine.
Dans ce film, le sous-genre "zombie" est exploré dans sa forme la plus humaine, avec le personnage principal Alberto, qui est mort, qui se décompose lentement, mais qui continue de travailler dans le club de gym où il est employé. Il marche très lentement, souffre beaucoup de sa peau qui se détache et des vers qui lui mangent les bras. Mais, telle une ombre, il glisse le long de sa non-existence en silence, masquant la décomposition de son corps sous ses vêtements et du parfum.
La zombification de son corps est présentée comme une maladie, lente et douloureuse. Chaque matin, Alberto essaye de se soigner, dans un rituel assez déprimant voire morbide. Le réalisateur Sebastian Hofmann pose une vision clinique, froide et solitaire du mal être de son personnage principal, dont la maladie le coupe des autres et de lui-même. Sa seule compagnie : les mouches qu'il capture et élève dans ses bocaux.
Ce premier métrage est passé par Sundance, proposant une expérience solitaire, silencieuse et corporelle. Même morts, on continue à bosser ! Un film qu'il faut regarder l'estomac vide...
Disponible le 11 novembre sur outbuster.com