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le 12 oct. 2022
SuivreThe Shape of Evil
Avec son tueur à nouveau en goguette à Haddonfield quarante ans après ses forfaits, les conséquences traumatiques de la fameuse nuit d'Halloween 1978 sur le clan Strode, à jamais marqué par...
Et bien nous y sommes comme le chanterait volontiers l'ami Jean Louis qui ne manque jamais une occasion de nous le brailler aux oreilles : "Voilà c'est fini.." . It's Halloween Ends and Myers is dead. Mais attention pas de fleurs ni couronnes, pas de discours sanglotants ou élogieux, pas de glorieuse oraison funéraire ni de pierre tombale en marbre de Carrarre ou des fans pourrait venir graver fébrilement aux couteaux de cuisine quelques mots compatissants, non rien de tout ceci. Finalement Michael Myers est mort comme une merde noyé sans tambours ni trompettes dans la médiocrité de cette nouvelle trilogie cinématographique dont la prétention n'aura finalement d'égale que son inconsistance chronique et sa profonde bêtise.
Ce soir le griffu au chapeau mou et au cœur calciné n'a pas l'âme à la critique mais plus à la mélancolie un peu triste du discours funéraire. Cher camarade de massacre de masse, oserais je dire confrère, tu rêvais sans doute d'une mort épique dans un bain de sang et de fureur aux prises avec Laurie Strode, ta Némésis de toujours ? Et bien ils ont même réussis à te voler ça pour t'offrir une fin somme toute assez minable. Ceux qui paradent sur ton tombeau alors qu'ils n'ont visiblement jamais rien capter de ton existence méritent quelques mots pour saluer leur condescendante prétention. A vous Jason Blum, David Gordon Green, Danny McBride, Scott Teems, Paul Logan et Chris Bernier qui avaient si brillamment construit avec vos six cerveaux en ébullition, vos douze mains avides de gratte papier et visiblement deux, trois pieds gauches une aussi sinistre fin à l'un des plus iconique boogeyman de l'histoire du cinéma (après moi bien sûr), vous méritez vraiment mes plus tranchantes considérations nocturnes
Franchement il en fallait de l'arrogance et de la prétention pour dire attention mesdames et messieurs nous allons faire une suite direct au chef d’œuvre de John Carpenter car nous seuls sommes en mesure de relever le défi en balayant d'un revers dédaigneux de la manche tout ce qui avait été fait auparavant. Il en fallait de la suffisance pour prétendre nous balancer une trilogie tellement cohérente dans ses enjeux et si brillante dans son exécution comme dans son écriture que La Nuit Des Masques se fonderait dans la masse de ce qui deviendrait par répercutions une tétralogie parfaitement uniforme. Il ne fallait douter de rien pour nous servir trois films avec des enjeux tellement minimes qu'on a la sensation au bout du compte que vous n'aviez strictement rien à raconter si ce n'est de faire monter la sauce pour un grand affrontement final qui paradoxalement n'aura même pas lieu (ou si peux). Tu m'excuseras l'ami croquemitaine au masque impassible mais je n'ai pas marché en procession vers ma salle de cinéma quand bien même l'affiche et toute la bande annonce de cette ultime rendez vous était honteusement tourné vers cette confrontation qui n'occupera finalement qu'à peine cinq minutes d'un long métrage de près de deux heures, j'avais ce vague pressentiment que ta fin ne serait guère plus grande que l'écran sur lequel je la regarderai. Des milliers de fans (pas trop dupes non plus) étaient donc venus voir ton dernier tour de piste en salles et ce sont retrouvés particulièrement frustrés par cette sombre arnaque. J'imagine les fans d'un chanteur venus assisté à son dernier concert et contraint de se cogner une interminable première partie avant que l'artiste ne balance un pot pourri de dix minutes avant de tirer sa révérence. Ils sont tout de même parvenus à te faire devenir le personnage secondaire de ta propre légende en faisant de toi un clodo qui vit caché dans les égouts depuis quatre ans en attendant d’attraper par les pieds un possible prétendant à ta succession. Car c'est sans doute ça leur grande idée, pas inintéressante au demeurant, celle du mal intérieur et extérieur, de sa naissance, de sa transition , de ses répercutions et de sa contagion aux esprits environnants. C'est pour ça que de manière un peu hypocrite ce Halloween Ends consacre la majeure partie de son intrigue à montrer un pauvre adolescent sans doute un peu trop fragile victimisé et traumatisé au point de devenir un potentiel tueur en série. C'est d'autant plus hypocrite qu'à travers ce destin ils tentent du suggérer le tien transformant ton aura de figure impassible du mal en sujet pour assistante sociale. Ils ont vraiment décider de te flinguer dans les grandes largeurs mon camarade et grand saigneur et pour ce faire ils iront jusqu'à t'humilier en redessinant la psychologie de Laurie Strode, ta victime éternelle et finalement ton bourreau. Car ce n'est pas une Laurie Strode surentraîné façon survivaliste de l'extrême qui va finalement te botter le cul mais une mamie qui cuisine des tarte aux citrouilles qui fait du tricot, drague les petits vieux dans les supérette avec sa jupe droite et qui écrit un livre sur la résilience et le pardon. Tu méritais de crever aux champs d'horreur dézinguer par une walkirie furieuse et ils te feront finir ratatiné sur une table de cuisine par une mamie gâteau. Mis à part ce furtif plan de la main de Laurie caressant la tienne alors qu'elle te tranche les veines il ne reste rien à sauver de ce qui pour le coup constitue une véritable mise à mort.
Comme les mythes sont éternels et que l'industrie cinématographique n'a pas plus de scrupules que de mémoires tu reviendras bien sur les écrans un jour ou l'autre . Et après ce naufrage comment ne pas te souhaiter de glorieuses effusions de sang et des jours Myers
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Créée
le 26 avr. 2023
Critique lue 25 fois
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le 12 oct. 2022
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