Après deux films où il était réalisateur, Clifton Ko s’écarte de la franchise Happy Ghost et laisse sa place à Johnnie To, alors réalisateur pour la télévision à la suite de son échec commercial sur The Enigmatic Case.
Encore une fois, Raymond Wong joue avec le principe de départ. Cette fois, il joue un professeur maladroit (comme dans le deuxième) et un gentil génie (comme dans le premier) qui doit aider la charmante Maggie Cheung dans sa quête de réincarnation. Charmante est le mot qui convient pour Maggie Cheung, dans le mesure où son personnage n’a quasiment que ce trait de caractère. C’est d’ailleurs le souci de Happy Ghost III, qui a définitivement perdu le message sous-jacent sur la jeunesse que pouvait avoir le premier, par exemple, où on parlait de grossesse étudiante… Ici, on est là pour rire et le film y arrive pas mal dans la première partie, où Maggie Cheung et Raymond Wong s’affrontent dans un duel régressif et donc hilarant. Malheureusement, le film change de ton dans la deuxième partie et on se retrouve avec une histoire de gangsters assez inintéressante et un changement de ton pour le moins gênant.
Le film ne dure que 90 minutes et ne tient pas la route, ce qui est assez malheureux. Il n’empêche qu’Happy Ghost III est un film sympathique et extrêmement gentil. Comme d’habitude avec Raymond Wong.