En 1536, l'Ecossais Connor MacLeod apprend douloureusement sa condition : il est immortel, et destiné à traverser les âges en affrontant ses semblables, jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un. Un don qui le conduira jusqu'à New York en 1985... "Highlander" eu des résultats très mitigés au box office à sa sortie. Néanmoins, entre son carton sur le marché vidéo, et un univers intéressant, il deviendra l'un de ces films cultes des années 80, et plusieurs suites seront (malheureusement) produites, ainsi qu'une série dérivée !
Mais que vaut ce premier opus ? S'il a parfois assez mal vieilli, notamment dans certains effets visuels et certaines chorégraphies de combat, "Highlander" fait toujours preuve d'une certaine poésie aussi visuelle que scénaristique. En effet, loin de présenter l'immortalité comme un cadeau, le scénario en évoque son poids : morts de proches, condamnation à la solitude, combats perpétuels, etc. Le tout porté par un Christophe Lambert qui n'est pas toujours très émotif mais dont l'expression convient bien à cette intrigue. Face à lui, Clancy Brown semble s'amuser en psychopathe violent, tandis que Sean Connery a la classe en mentor élégant. Le film dispose également d'une mise en scène recherchée, louchant sur l'esthétique vidéoclip, qui parvient à faire des transitions astucieuse entre les ruelles sombres de New York et les magnifiques paysages d'Ecosse. Enfin, on ne peut évoquer "Highlander" sans évoquer sa BO, mélange de thèmes de Michael Kamen et de chansons de Queen composées pour le film, dont certaines deviendront célèbres.
Ainsi, "Highlander" a un côté "vidéoclub 80's" qui ne plaira pas à tous aujourd'hui, mais le film a une vraie personnalité et un univers intéressant.