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le 20 oct. 2018
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Les choses deviennent dangereuses lorsque réalité et “fiction” fusionnent et que des éléments de la “réalité” ma foi se montrent tout à fait aptes à intégrer certains cadres “fictionnels” : c’est ainsi que l’on se dit que l’ignoble Daniella Weiss pourrait tout à fait être un personnage d’un film d’Ari Aster – provoquant ainsi un déclic, puisqu’Ari Aster est issu de milieux juifs, que ses références sont juives, et notamment très orientées vers Sigmund Freud. Or les névroses et les psychoses sont beaucoup plus que le terreau fertile des empires, ils en sont la sève même, le contenu, le moteur. Freud déjà refusait l’empire sioniste, mais surtout tentait tant bien que mal d’exorciser celui austro-hongrois – et c’est là que l’on se demande si Ari Aster n’essaierait pas de nous dire quelque chose. Bien sûr, un certain nombre de petits malins, pour qui les complots n’existent pas, voudrait bien que “Eddington” n’ait pour sujet que les complotistes, et non les complots en eux-mêmes ; oui mais quid du cas Shoshana Strook – ou de tout autre cas, d’ailleurs, n’importe quel autre des innombrables cas que l’impeccable Alexandre Lebreton s’évertue à recenser – des cas ISRAÉLIENS, pour ce qui nous concerne ici – quid de tout cela, qui peut bel et bien constituer comme la toile de fond d’un artiste juif, l’atmosphère d’un milieu qu’il tenterait, alors, d’expirer comme il peut dans ses films… “Hérédité”, déjà, rien qu’au mot choisi – hyper connoté empire – “Hérédité” ne se conclut-il pas, fût-ce simplement sur un mode plutôt évocatoire, par ce qu’il est convenu d’appeler “ABUS RITUEL” ? Le fils ou la fille déjà destiné aux noirs desseins de la vieille et affreuse sorcière – Daniella Weiss… Dans l’hypothèse, donc, où, tout comme Freud, Ari Aster essaie, à sa manière, d’exorciser les démons de l’empire (inceste, possession, faux amour, égocentrisme, névrose et psychose, etc.), alors son oeuvre va, au moins objectivement, dans le sens de la libération de la Palestine ; la chasse aux sorcières d’Ari Aster fait de lui, au moins objectivement, un ami de la Palestine. – Enfin… sous réserve qu’il ne s’avère pas, finalement, par trop paralysé, ou inhibé, par sa phobie des sorcières – et nous conclurons là cette psychanalyse.
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il y a 6 jours
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