Notes sur le film : Soutenu par une mythologie d’une grande puissance figurative – des hommes armés de sabre qui se battent à New York dans la nuit, ça aurait pu être fort -, le film marque avant tout par son aspect irrémédiablement kitsch. Venu de la publicité, le cinéaste Russell Mulcahy fait des choix clinquants visuellement, ce qui date le film de manière considérable, même si le tranchant des rayons de lumière qui éclaire toutes les séquences contemporaines peut aussi répondre à celui des lames. Highlander n’arrive néanmoins jamais à se départir d’une forme de ringardise fondamentale à cause de son mauvais goût très visible, qui se niche dans la plupart des scènes, des choix visuels aux dialogues, en passant par la bande-son - hors Queen -, le grand méchant et les interactions du héros avec son environnement. Largement raté, et même un peu nul, donc, mais le potentiel immense rend le ratage presque frustrant.