Hitcher
7.2
Hitcher

Film de Robert Harmon (1986)

Film crypto gay avec ersatz d'ejac faciale, traduit par cathophobe? ^^ Call Me by My Name...

Puisqu'il allait partir de mes replay, je l'ai relancé et fini par encore le revoir en entier; je commence à l'avoir pas mal vu; il marche toujours aussi bien (jamais aussi fort que ma première fois mais je vois enfin mieux la relation crypto gay sado-maso qui m'avait tant échappé ma première fois):

  • cette fois, je remarque aussi que j'aime sa musique, notamment celle au générique de fin: Mark Isham
  • quand le jeune homme finit de s'habiller après la douche et que soudain il entend la télé: en anglais, on entend un prêtre finissant une chronique sur "l'apôtre Paul" et je crois le jeûne, et ce révérend invite à la fin "à les/nous rejoindre à l'église ce dimanche" puis un présentateur rappelle le nom de la radio ...et bien sûr en français, ça devient l'annonce d'un reportage nous invitant "dans un asile psychiatrique" et un film sur une histoire d'amours titrée "Frissons" et les infos. Un prêtre nous invite dans une église et ça devient chez le traducteur une idée d' "hôpital psychiatrique"...?
  • ses premières images sont si belles: un visage dans l'obscurité soudain éclairé par la droite par une énorme allumette...et il finit sur un de mes types de plan favoris dont j'ignore le nom mais que je liste quand même: "Scène à l'horizon en ombres chinoises"

  • Je ne savais pas lors de mes premiers visionnages que Terence Stamp et Sam Elliott refusèrent le rôle (même si j'aime Hauer; je suis curieux de la version Stamp).
  • Je ne savais pas lors de mes premiers visionnages qu'en dépit du Grand Prix de Cognac, ce fût un échec public ET critique! (infos de Yohan Haddad dans Télérama)


  • Je n'avais pas encore remarqué qu'à l'avant fin dans la chambre de Motel, la télévision annonce en VF des horreurs comme si le film voulait nous dire que parfois la fiction est en deçà de la réalité...ça me rappelle qu'au début de Massacre à la tronçonneuse, la radio des jeunes qui vont se faire massacrer, liste toute une série d'informations tout aussi graves ou pires que toute la violence qu'on va voir: comme si les auteurs voulaient dédouaner l'horreur et qu'on accuse pas le film de la créer dans la réalité...les humains n'ont pas besoin de télé ou jeux vidéos pour être des ordures...au début de Massacre à la tronçonneuse, on entend en vrac à cette radio, en gros: "29 personnes écrasés vivantes dans effondrement d'un immeuble neuf dont les architectes et agents immobiliers refusent la responsabilité et soupçonnent avec culot un sabotage"... "des parents arrêtés pour mauvais traitement, leur petite fille enchaînée et dénutrie" ..."cadavre d'une femme et d'un homme aux parties génitales tellement arrachées que les policiers avaient d'abord conclue à deux cadavres de femmes entourés de ceux d'enfants" etc. etc. Et tout ça dés le début du film en hors-champ aux infos normales: plus de cadavres et morts violentes qu'il n'y en aura dans TOUT le film.
  • "Il y a des horreurs sans nom parce qu'elles sont sans image"? semblait me dire le montage de Tobe Hopper comme ici la VF des infos télé? Les auteurs utilisent la radio ou télé pour dire qu'il y a pire horreur dans la réalité que dans leur film?

  • j'avais complétement oublié qu'il lui caresse les cheveux façon Call me by your name: une fois le vieux mentor allongé, le jeune élève passif lui caresse la joue et mèche à l'aide du bout fin à un trou d'une arme à feu, comme un substitut de pénis...une scène précédente, il lui crachait au visage un épais liquide que suçait sur ses doigts le mentor, à peine surpris que son élève projette soudain hors de lui avec force et par jet, un liquide sécrété par son jeune organisme...

  • en autre détail mais moins salace, j'aime que le générique de fin français mentionne de suite les cascadeurs par noms et de façon individuelle parmi les acteurs (il défile sur une si belle Scène à l'horizon en ombres chinoises, où Howell est appuyé sur la voiture): Janet Brady est la cascadeuse de Jennifer Leigh, Jophery Brown/Danny Rodgers/Ken Endoso/Freddie Hice doublent les policiers, Dave Burton est le cascadeur de Howell et Justin Derosa de Hauer.
  • https://www.senscritique.com/liste/john_seale_directeur_de_la_photographie_mon_aide_memoire/4148992
  • SPOIL...
  • la noirceur de la mort de son (début d') amoureuse m'avait à l'époque abasourdi...une des premières fois qu'un méchant gagnait...je ressentirai cela à nouveau des années après dans Seven où le méchant tue aussi la petite amie (elle passe d'ailleurs tout le film dans les plans, à n'être quasi qu'une tête, au mieux un tronc...) mais il me revient que l'actrice retirait du caca de coin d'oeil de son amoureux, geste qu'on retrouve ici quand le harceleur qui semble s'être épris de sa proie, lui enlève des saletés du coin de l'oeil aussi...Rutger Hauer humecte de sa salive une serviette et nettoie Howell en 1985 comme Gwyneth Paltrow va nettoyer son Brad Pitt en 1995^^

    Pierre-Amo-Parfois
    10

    Créée

    le 30 août 2025

    Critique lue 77 fois

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