Le capitaine Joseph Blocker est chargé de conduire le chef indien cheyenne Yellow Hawk, atteint d’un cancer, et sa famille du Nouveau Mexique jusqu’à ses terres dans le Montana pour y finir ses jours. Malgré un contentieux les opposants, les deux s’étant affrontés lors de combats sanglants qui n’ont épargné personne, le capitaine sera contraint d’accepter cette expédition qui s’avérera périlleuse. En chemin, il prendra en charge Rosalee Quaid (impressionnante Rosamund Pike) qui a perdu toute sa famille massacrée par un groupe de comanches. Hostiles débute d’ailleurs par cette scène forte de massacre. Hostiles est un western rugueux, très dur ; il ne laisse pas indifférent, on est souvent remué dans cette œuvre. Malgré la violence présente tout le long de l’œuvre, Hostiles est un film qui s’attache à l’humain, dans ce qu’il a de paradoxal, sans manichéisme entre les communautés. Hostiles est une œuvre humaniste car cette expédition est un chemin vers la rédemption pour le capitaine Blocker (excellent Christian Bale). Hostiles est un très bon film mais qui a 10 minutes de trop car le final a été une profonde déception pour moi. J’ai trouvé dommage ce dénouement qui n’était pas utile même si je comprends qu’il a été apparemment voulu pour faire passer le message métaphorique qui s’en suit (
« l’intégration de l’amérindien, le jeune indien est pris en charge par la femme blanche ne porte plus un costume indien, et se fait remettre une bible qu’il accepte »
).