1892. Un capitaine de cavalerie devenu gardien de prison, est contraint d’escorter un chef de guerre Cheyenne mourant sur ses anciennes terres tribales ...
Périple dans l’Ouest sauvage entre le Nouveau-Mexique et le Montana, d’après un scénario inachevé de Donald Stewart.
Le film est assez caricatural et la forme est au détriment du fond, dans l'ensemble.
Les lieux de tournage (Santa Fe, Pagosa Springs dans le Colorado, notamment) apportent cadres, reconstitutions, décors naturels, des plans larges et une photographie qui magnifient tous ces grands espaces.
Les costumes sont parfaits quand la musique est discrète mais juste.
L'histoire confronte donc soldats de l'armée des États-Unis, Cheyennes, Comanches et quelques trappeurs/cowboys.
Alternant action (parcours jonché de cadavres...) et contemplation, le film décrit avant tout ces comportements humains face à l’adversité et la violence.
Les héros du film ne se complaisent jamais vraiment dans la haine, leur conduite et leurs revirements sont par contre bizarrement précipités, voire incompréhensibles.
Le jeu des acteurs est à la limite du mauvais, sans finesse.
La veuve dévastée, hébétée, est rapidement énervante; lui est stoïque à l'excès.
Les autres rôles ne sont que figuration et clichés.
Si l'ensemble parait un peu long, et surtout trop diplomatique, il reste (plus ou moins) agréable à suivre.
Hostiles