I live here now est le premier long-métrage de Julia Pacino (fille d’Al Pacino). Rose est une actrice hollywoodienne qui enchaîne les auditions. Un jour elle découvre qu’elle est enceinte. Après une violente rencontre avec la mère du géniteur, elle part s’isoler dans un hôtel très particulier. Rose devra alors affronter tous ses démons.
Le film se veut être un conte de fée, structuré en plusieurs chapitres… mais sans la partie féerique. Rose entamé plutôt une descente aux enfers. Il s'agit d'un Alice aux pays des merveilles cathartique pour son personnage principal qui essaie de se réapproprier son corps. Comme personnage on retrouve la méchante reine, la mère, la rebelle-gothique et sœurette docile. Le tout dans hôtel avec des couleurs flashy dont beaucoup de tons rosés.
I live here now risque de ne pas plaire à public qui n'est pas habitué aux films de David Lynch, Gaspard Noé ou Dario Argento. En effet, le film est rempli de symbolisme et de métaphores violentes. Le film donne l’impression de vivre une très longue hallucination. La réalisatrice regorge d'idées inventives pour représenter des sujets douloureux qu'elle aurait vécu. Les traumatismes de l'enfance sont abordés, tout comme l'avortement ou la mutilation. Les images sont graphiques et certaines sont là pour provoquer du dégoût.
Malheureusement, tous ces éléments créent une surcharge alors que le film ne dure que 1h30. La narration part un peu dans tous les sens et laisse parfois le spectateur sur le côté. Ce chaos est sûrement volontaire mais il manque peut-être d'une ligne un peu plus directrice ou de limiter les thèmes. Ainsi, le spectateur pourrait sortir de la salle de cinéma en se souvenant des éléments du film et pourrait les digérer pour les analyser. Il y a tellement à prendre en compte sur le moment qu'il est difficile (même si certaines métaphores sont évidentes) de les relier à d'autres et de les comprendre.