Ce qui fait le plus défaut à Imaginary n’est autre que…l’imagination. Car exception faite de l’ouverture fantasmée et de la clausule, qui projette notre héroïne dans un espace cauchemardesque duquel il faut extraire l’enfant ravi par sa peluche – plagiat évident de la saga Insidious –, le long métrage reste constamment à la surface, n’aborde l’exploration intérieure que par le biais de dialogues pompeux et explicitent, subordonnés à une hagiographie de la mère courage intégrée à une famille recomposée. Nous retrouvons là la signature de Jeff Wadlow, tâcheron spécialisé dans l’adaptation de dispositifs prétendument ludiques (le jeu action/vérité, la survie sur l’île fantastique, la confrontation de super-héros amateurs) qu’il exploite comme une pure stratégie commerciale dans une bande-annonce trompeuse puis qu’il dilue dans un film médiocre, dépourvu de mise en scène et de vision singulière.