Daria est envoyée en centre de désintox parce qu'elle a essayé de l'héroïne avec son copain, et que ça a mal tourné. Dans le centre, entourée d'hommes et dans une tenue qui ressemble à un pyjama, Daria devient la bête curieuse, la nouvelle arrivée, la petite jeunette de 18 ans. Si au départ, les personnages se montrent comme des gros durs de prison, Daria est très rapidement perçue comme "l'immaculée" (comme le porte si bien le nom du film) : la fille pure qui attend son mec héroïnomane qui été envoyé en prison pour 4 ans.
Dans son pyjama gris-de-blanc, assorti aux murs gris-de-blanc, assortis à la colorimétrie grise-de-blanc... toute l'image donne l'impression d'être lisse et pure alors qu'en réalité... c'est plutôt nuancé. Ça fait quoi d'être une femme enfermée entre quatre murs, et être l'objet de désir de tous les regards masculins ? Sans spoil, le film bascule dans son dernier quart, révélant tout le bien que pensent les "nouveaux amis" de Daria à son égard, juste parce qu'elle est une femme, et juste parce qu'elle est censée être "pure" et donc "respectable".
Petit fact : ce film a été choisi par la Roumanie pour représenter le pays à la 95e édition des Oscars. C'est aussi le premier film de la scénariste Monica Stan.
Disponible le 27 mai sur outbuster.com