Résumé
Fortement touchant et visuellement magnifique.
Détails (et spoilers)
N'ayant ni lu le roman graphique ni le synopsis, je ne m'attendais absolument pas à être autant secoué. Le métrage commence avec cette histoire d'amour mignonne et assez banale et rien ne laisse présager une quelconque tragédie. Le décor hawaïen et les couleurs participent à cette atmosphère d'une douceur onirique.
Quand survient l'annonce de la maladie de Kirsten, on peut même s'accrocher au positif en se disant que l'amputation relèguera ces quelques minutes de peine à un évènement lointain. Or, la seconde partie d'In Waves brise nos espérances optimistes et relatent les derniers mois d'une histoire d'amour aussi belle que triste. Le dessin restitue parfaitement les ambiances et les décors, opposant la froideur mécanique du lit d'hôpital à la beauté ensoleillée des paysages du Pacifique. Si l'on pourra reprocher une certaine simplicité au récit, je trouve tout de même important de rendre ce genre d'hommage sensible et empathique à ces terribles destins. On comprend bien mieux la valeur de la vie et le ridicule de certains tracas avec ce genre de production.
Le petit défaut réside plutôt dans la maigre place accordée au surf et à son histoire, alors que de courts passages donnent envie d'en apprendre plus, notamment vis à vis de sa perception durant la colonisation. D'autant que j'ai cru comprendre que le roman graphique élaborait un peu plus ce point.
Cela étant, malgré ces quelques limites, In Waves transmet des émotions certes simples et universelles, mais néanmoins très fortes, avec une animation qui réussit à sublimer l'aspect poétique de cette tragédie.
8,75/10.
(Vu en VF au cinéma).