Le succès de Étroite surveillance aura entraîné une suite avec Indiscrétion assurée. Peut-être l'idée était-elle de lancer une franchise avec ce duo de flics mal assorti dont le job est de faire des planques ?
Si c'était ça le but, c'est raté. Étroite surveillance sort en 1987 en pleine mode des buddy movie : Double Détente, L'Arme fatale, Tango et Cash, 48 Heures. Là, on est sept ans plus tard en 1994 et c'est trop tard. Indiscrétion assurée sera un échec cuisant.
De plus, la romance entre Maria et Chris qui faisait tout le sel de Étroite surveillance passe à la trappe. Même les scènes de surveillance n'existent plus. À la place, on a nettement plus de comédie. Chris joue un père, Gina une assistante de procureur joue sa femme et Bill leur fils. Et il y a un clébard qui n'aime pas les chats. Alors, on voit arriver d'ici les quiproquos...
La réalisation de John Badham reste énergique (on a quand même une belle explosion au début d'une maison), la sympathie pour ces deux flics et Miguel Ferrer (l'agent Morton de Robocop) qui campe un tueur à gages froid et sans scrupules. Mais pourquoi sept ans ?