Il n’y a, selon moi, qu’une seule chose qui permet de réussir un film : le don de soi.
En filmant dans son pays, au plus près de ce qu’il est vraiment, Indomptables marque un tournant réussi pour l’humoriste, jusqu’alors habitué aux comédies flirtant souvent avec le potache, voire la bêtise.
Ici, il n’en est rien. Le réalisateur et comédien se livre à cœur ouvert dans un drame policier et familial d’une sincérité bouleversante, où il excelle tout simplement dans son rôle de père de famille et de chef de police dépassé par une vie devenue trop compliquée.
Le film aurait peut-être gagné à s’appuyer davantage sur l’aspect dramatique familial, qui reste à mes yeux la part la plus forte du récit — quitte à délaisser une enquête qui peine à convaincre et se résout un peu trop facilement. Malgré cela, j’ai été conquis par ces 1h30 passées en plein cœur du Cameroun.
Thomas Ngijol surprend par ce changement de registre radical et réussit brillamment son pari !