Isabelle et Théo sont deux parisiens bobo qui se retrouvent livrés à eux mêmes en l’absence de leurs parents, partis en vacances. Ils en profitent pour héberger chez eux Matthew, un étudiant américain. Tous les trois ne vont pas tarder à explorer les limites des uns et des autres et explorer leur identité émotionnelle et sexuelle…
Bernardo Bertolucci adapte le roman "The Holy innocents" de Gilbert Adair et nous entraîne dans un huis clos pseudo sulfureux à travers un ménage à trois à Paris, en plein mai 68. Sur fond de contestation sociale, un frère, une sœur et un étranger vont se livrer à tous types d’expériences. Voulant braver les interdits ou explorer leurs corps, leurs limites et leurs idéaux, ces trois jeunes séparés de toute surveillance parentale, vont laisser libre court à leurs désirs.
Innocents (2003) à ce petit quelque chose de parisianisme particulièrement insupportable. Le portrait de ce frère et cette soeur à la fois prétentieux et décomplexés finissent assez vite par lasser, face à cet américain introverti et coincé. Le film se veut faussement provocateur, intello/bobo et cinéphile (mais dont les références au 7è Art se comptent sur les doigts d’une main).
Au final, c’est parfaitement anecdotique et superficiel, on s'ennuie autant que les personnages eux-mêmes, jouant à touche-pipi sous la couette ou dans le bain, tout en se gargarisant sur des répliques de films issus de la Nouvelle Vague en mode branlette intellectuelle.
(critique rédigée en 2011, réactualisée en 2024)
● http://bit.ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter.com/B_Renger ●