C'est avec une petite appréhension que je relance un film dont il me reste un faible mais intense souvenir, accompagné par ma compagne qui débute dans l'univers Noé.
La première heure est très dure à vivre, c'est d'une évidence absolument géniale.
C'est glauque, sale, merdique, malsain et violent, et ma compagne n'y résistera pas, allant se coucher sur une impression dégueulasse "Je ne veux plus jamais faire l'amour de ma vie" dit-elle... "Merde" me dis-je, "J'aurai peut-être du regarder ça seul !!!".
Mais la grandeur du film de Gaspar c'est que cette ignominie qui peut paraitre gratuite au premier abord, est grandement compensé dans la dernière demie-heure.
Les acteurs sont sincères, sont bon, à l'aise, se sentent bien, et partagent des moments de vies agréables entre amitié et amour, avant un final sur fond de Beethoven d'une douceur formidable.
C'est bien simple, à la toute fin du métrage, je me suis senti bouleversé durant quelques secondes, emporté par le lot des différentes émotions intenses vécu durant la vision, et personnellement, je ne vois aucune autre raison de regarder des films si ce n'est pour ressentir des choses fortes.
Car Irreversible c'est juste ça, une expérience humaine qui frôle de près les plus grands aspects de notre condition, filmé par un artiste couillu qui n'hésite pas à dépasser les limites que tout le monde s'impose, quitte à choquer et subir les pires critiques qu'ils soient... et ça pour moi... c'est le véritable talent.
Bravo mec!