Petite déception pour la nouvelle comédie de Géraldine Nakache (qui réalise pour la première fois seule sans son complice Hervé Mirman) après l’inoubliable comédie générationnelle « Tout ce qui brille » et le sympathique « Nous York ». En effet, ce troisième film encore et toujours avec Leïla Bekhti (amies dans la vraie vie) est tout sauf mémorable. Leur complicité à l’écran est toujours présente et on prend plaisir à les retrouver mais peut-être se lasse-t-on, plus que d’autres, de ce duo de cinéma. « J’irai où tu iras » est vaguement sympathique, il nous fait passer un relatif bon moment sur le coup mais fait partie des films qu’on a sitôt oublié en sortant de la salle. Et, surtout, il ne développe pas un scénario digne de ce nom et le film finit vite par tourner en rond. On peut même dire que le dernier tiers finit par agacer car il n’a plus grand-chose à raconter. Pire, la fin semble expédiée et se révèle psychologiquement peu cohérente. Comme s’il fallait que ces deux sœurs se rabibochent obligatoirement pour terminer sur un happy-end de rigueur. Il ne faut donc pas s’arrêter forcément sur la logique comportementale des deux protagonistes principales bien qu’elles soient plutôt bien croquées au départ. Il y a un goût d’inachevé, d’écrit et de filmé à la va-vite, pour un film qui semble trop miser sur le capital sympathie de ses actrices et de leurs précédents films ensemble.
Heureusement « J’irai où tu iras » n’est pas trop long et il regorge de pas mal de bonnes idées, mais surtout humoristiques. Le long-métrage est moins pertinent sur le versant émotion, avec une histoire de cancer un peu trop facile et caricaturale. A ce titre, le personnage du père incarné par Patrick Timsit est un peu exagéré. On retient pas mal de petits moments très drôles et réjouissants comme lorsque ce dernier fait semblant d’être bègue puis sourd et muet, l’arrivée aux auditions avec le vigile borné ou encore les délires des candidates fans de Céline Dion qui passent les auditions pour devenir choriste aux côtés de la star. Mais si la première partie est sympathique et que l’on rit parfois, la manière dont est croqué ce microcosme de groupies apparait vite un peu chargée voire clairement caricaturale. On y croit plus vraiment à un moment, ça devient même lourd. Et le second rôle interprété par Pascale Arbillot est également un peu too much. Puis le scénario commence à radoter et ne plus avoir grand-chose à raconter que ce soit sur l’histoire de ces deux sœurs que sur la partie show-business. On se retrouve donc devant un long-métrage pas déplaisant au demeurant mais qui ne fera pas date, la faute à un script bien trop léger et un ensemble anecdotique qu’une réalisation anodine ne vient jamais tirer vers le haut.
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