Baumbach tente de faire du Payne (qui est déjà u n triste modèle) mais se perd dans ce film de sentiments bourgeois dont il ne tire rien d'original, rien de fort, et même le cadre du cinéma ne lui inspire que du tape-à-l'œil autorisatisfait et parfaitement gratuit, si l'on excepte la joliesse convenue mais réussie du dernier plan, ne racontant même rien d'autre sur Clooney (évidemment impeccable) malgré les facilités méta que sa crise de la soixantaine. Bien sûr c'est divertissant, enlevé, lumineux, croise avec plaisir cette galerie de caméos, mais à ce stade de la carrière du réalisateur et de sa star, il est déprimant de ne que le second se contente de commander un podium aussi vain et que le premier s'exécute si volontiers. Tous deux assument finalement ce qu'est devenue cette carrière, un don de leur personne à Netflix pour en incarner le pire, la caution « grands noms pour cinéphiles », rentable pour eux, rentable pour la plateforme, mais une perte sèche pour le cinéma et nous.