Depuis quelque temps, je me plonge dans l’univers du cinéma indien, et j’en savoure chaque découverte. Qu’il s’agisse d’actions débridées, de fresques épiques à couper le souffle ou de thrillers tortueux, ce cinéma sait captiver. Jingra appartient à cette dernière catégorie.
L’intrigue est simple mais prenante : un frère et une sœur liés par une tragédie. Le frère, employé dans un hôtel de luxe, se retrouve impliqué dans une sombre affaire lors d’un séjour sur une île asiatique. Sa sœur, déterminée, fera tout pour le tirer des griffes de la prison.
Pendant deux heures et demie, le spectateur ne connaît aucun répit. Le récit est tendu, violent, et mélodramatique à souhait — exactement ce qui fait le charme de ce cinéma. Il ne connaît pas la demi-mesure dans l’émotion : tout est exprimé à vif, jamais cynique, toujours premier degré. Cette candeur fait un bien fou.
Les acteurs sont remarquables, incarnant leurs personnages avec une intensité palpable. La mise en scène, virtuose et élégante, sert l’histoire avec efficacité et style. C’est du vrai cinéma, du cinéma qui frappe et qui touche.