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Suivant un bouche à oreille incroyablement positif et divers (même mon daron plus qu'hétéronormé, dites vous), je ne pouvais que prendre du temps pour soutenir un film d'animation au sujet iconoclaste et issu d'un financement participatif.
Et c'est sans regret. Ou si peu.
La plongée dans l'univers de la communauté queer masculine parisienne est franchement impressionnante. Et le film réussit l'exploit de mêler humour percutant à un nombre affolant de références (des lieux de cruising gay aux différentes sous-communautés); permettant de fait à chacun d'y trouver son compte.
Les créateurs de cet univers ont habilement réussi à lier la patte des Kassos (animation et humour qui part vite) à une parodie de crise du SIDA qui terrorise une communauté marginalisée sans espoir de soutien de la part des autorités. Et du coup, tout y passe : la panique dans les hôpitaux, la ministre de la santé qui regarde ailleurs et la présence des Soeurs de la Perpétuelle Indulgence.
Les créateurs savent de quoi ils parlent. Et franchement, ça fait plaisir.
Mais le film a aussi l'énorme avantage de ne pas se prendre au sérieux. C'est intense, sexualisé et juste trash comme on aime. Et sur-tout, le film ne décélère pas. On reste bien trash jusqu'à la conclusion. Et on valide.
Les personnages sont attachants, amenant à un développement naturel et pas trop tirés par les cheveux. L'esthétique générale et et l'accompagnement musical, notamment les chansons écrites pour l'occasion de ce film, traduisent un investissement artistique qui se ressent tout au long de l'oeuvre. A l'heure où cette critique est publiée, le film a déjà dépassé les 200 000 spectateurs malgré sa faible distribution sur le territoire. C'est dire la motivation du public.
Juste histoire d'être woke pour justifier qu'on râle un petit coup (nous sommes français après tout), si l'univers venait à se développer, peut-être gagnerait il à laisser de la place à plus de diversités queer, au de-là des hommes gays. Qui sait ? Mêler à un humour aussi efficace, on peut sûrement arriver à quelques jolies scènes ?
Créée
le 8 juil. 2026
Critique lue 22 fois
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