Jim Queen
7.5
Jim Queen

Long-métrage d'animation de Marco Nguyen et Nicolas Athané (2026)

Cannes a ovationné, moi j'ai déchanté

Je n'attendais rien de particulier de Jim Queen. Simple curiosité d'aller le voir en salle, sans grandes attentes, presque comme une découverte. Ce sont surtout les retours très positifs autour du film, portés par l'ovation reçue à Cannes, qui m'ont convaincu d'y aller. Résultat : pas déçu du voyage, si on peut dire ça comme ça. Je me suis fait avoir. Si j'avais su que c'était ce genre de caricature humoristique entièrement portée sur le cul pendant tout le film, je n'y serais pas allé. Mais bon, on en apprend tous les jours.


Les premières minutes tiennent malgré tout leurs promesses. C'est enlevé, ça fait mouche, je me suis surpris à rire franchement. Puis tout s'effondre assez vite. Le film s'enferme dans un humour de cul répété jusqu'à l'écœurement, avec des scènes absurdes qui n'atterrissent jamais vraiment, et certains passages qui glissent vers un malaise presque horrifique sans qu'on comprenne pourquoi.


Et même en acceptant les codes de la caricature, propres à ce genre de comédie d'animation pour adultes, les dialogues restent d'une pauvreté frappante. On sent que tout est sacrifié sur l'autel de la punchline vulgaire, au détriment de toute finesse d'écriture. Un comble pour un film qui prétend porter un message.


Ce qui me dérange le plus, c'est justement le fond. J'ai bien compris qu'on était dans de l'autodérision fois 100, mais trop d'autodérision tue l'autodérision. Le film veut casser les clichés sur la communauté gay, mais finit par les ressasser sans les interroger. Difficile d'imaginer qu'on se sente valorisé en se voyant représenté ainsi. Les personnages, eux, restent des archétypes creux, mal écrits et jamais assez incarnés pour qu'on s'y attache. En tout cas, je cherche encore la justesse du film, je n'arrive pas à la trouver.


Reste deux points positifs : ce début réussi, et la bande-son signée Kirosen, portée par un vrai fil conducteur musical qui capte mieux l'énergie clubbing que ne le fait l'écriture.

Guitocine69
3
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le 18 août 2026

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Guitocine69

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