Alors oui, il y a Kate Beckinsale et, comme sur tous les films de plateforme, le nom en haut de l’affiche est le principal argument. C’est même bien souvent le seul. Mais pas ici. "Jolt" ne va pas chercher son élément clé bien loin, c’est indéniable. Un personnage au trouble neurologique qui lui donne des excès de colère qui décuple ses forces, ce n’est pas inédit. En revanche, alors que le personnage principal ne cesse de vouloir cacher ses aptitudes, le scénario du film n’est pas un chemin entièrement balisé.
Un choix qui fait plaisir, tant les créations originales des plateformes ont tendance à prendre le spectateur par la main. Sans être dans la complexité, "Jolt" ne propose pas un récit linéaire. Quelques phrases insignifiantes au premier abord vont revenir à la fin du récit. Ce n’est peut-être pas grand-chose, mais ça démontre une volonté d’avoir un récit plus recherché qu’il le laisse paraître. D’ailleurs l’affiche et le titre du film donnent dès le départ des apparences trompeuses. Ils laissent entrevoir un personnage survolté par des chocs électriques comme Jason Statham dans "Hyper tension". En réalité, les chocs électriques ont un tout autre objectif.
"Jolt", c’est un film d’action qui repose sur Kate Beckinsale. Mais l’actrice est dans la peau d’un personnage intéressant et au cœur d’un récit qui ne se dévoile pas facilement. Sans être très explosif et impressionnant, c’est un film qui fait le job. Autant dire que "Jolt" est une création originale Amazon honnête dans sa catégorie. C’est aussi un appel du pied fait à Sony Pictures. Une preuve que l’actrice américaine serait capable de jouer à nouveau l’héroïne « badass » au cinéma.