Un film que j'ai trouvé assez touchant, dont le synopsis me parlait beaucoup, sur ce couple lesbien qui veut se marier dans tous les pays du monde où leur union est possible. Étonnamment, le film se voudra bien moins spectaculaire que ce que cela impliquerait. L'ambiance se veut beaucoup plus calme et douce, avec une certaine lenteur. J'ai eu du mal à comprendre la manière dont le film était monté non chronologiquement, ce qui peut être un peu compliqué de remettre les bouts dans l'ordre, mais ça donne au film un petit côté puzzle qui est plutôt intelligent.
Quand bien même je n'ai peut-être pas totalement adhéré au tout, il y a quelque chose qui me marque dans cet oeuvre, une profondeur pas forcément perceptible, dans cette histoire d'amour somme toute assez simple. Je dois dire que la musique a beaucoup joué sur mon impression, qui est pourtant assez peu présente, ce qui lui donne d'autant plus d'importance quand elle arrive. Assez étonné de voir au générique qu'il s'agisse d'une composition des frères Galperine, qui doivent être parmi mes compositeurs préférés, et qu'ils sont toujours présents dans les bons coups.
Il y a une scène qui m'a particulièrement marqué, celle où le montage s'accélère, avec des images d'archives et des interviews qui sont exposés pêle-mêle devant nous, il y a quelque chose de vivifiant et d'optimiste dans la démarche, alors qu'une bonne partie du reste du film reste dans une certaine tristesse et morosité.
Bref, que penser de ce film ? J'avoue avoir peut-être anticipé quelque chose d'un peu plus fort émotionnellement, mais j'ai trouvé la proposition assez intéressante en soi, dans sa pudeur et son côté anti-spectaculaire. Voir que le nombre de pays où cette union est possible a énormément augmenté depuis leur histoire est assez fou aussi. Il y a quelque chose de profondément touchant dans cet oeuvre, dont j'apprécie réécouter la musique régulièrement, tellement elle me transporte. Une ode à la résilience.
(Vu le 31 mars 2026 en VOSTFR au cinéma)