J'aime bien le personnage de Colin, joué par Harry Melling, qui cherche sa première expérience amoureuse avec maladresse, et se fait même organiser un premier rencard par sa mère. Quant au personnage de Ray, joué par Alexander Skarsgård, j'ai un peu plus de mal. Au début, la rugosité du personnage peut prêter à sourire, bien que je ne sois pas du tout attiré par le BDSM, et que tout semble un peu too much. Mais plus le film avance, plus on se rendra compte que notre première impression de lui... ne bougera pas. Il y a bien la fin qui changera un peu la donne, et qui nous fera voir le personnage d'un autre oeil. Mais je reste toujours un peu amer sur cette relation. Parce que, bizarrement, je n'y vois rien d'attachant, venant de Ray, il est juste quelqu'un de parfaitement antipathique et de peu empathique.
Bref, il reste dans ce film tout de même un personnage mystérieux, dont on ne comprendra jamais vraiment ses sentiments. Mais le film se veut assez frustrant, c'est son droit, et c'est probablement tout le principe du film, mais clairement, je ne trouve pas le personnage de Skarsgård particulièrement attirant, ni même intéressant. Je rapprocherai même sa philosophie à celle de Meursault, de L'Étranger (roman adapté récemment au cinéma), dans son rapport à l'amour, malheureusement, il n'a ni son charisme, ni son aura, ni son bagou.
Et puis les délires BDSM, très peu pour moi, ça annihile toute sensualité (en tout cas, ceux représentés par le film).
(Vu le 18 novembre 2025 en VOSTFR au cinéma - Festival Chéries-Chéris)