Honnêtement, je n'attendais rien du nouveau Pixar. D'une part parce que les dernières sorties du studio ne m'ont pas laissé un souvenir impérissable depuis En avant - exception faite de Soul. De l'autre, Jumpers semblait s'être approprié l'animation et le rythme hystérique d'Alerte rouge, qui m'insupportaient. J'y allais donc un peu à reculons, me rendant juste en salle parce qu'il s'agissait du nouveau Pixar et rien d'autre. Et autant vous dire que j'ai été agréablement surpris. Je suis sorti de la séance avec une bonne humeur que je n'avais plus ressenti de la part d'une oeuvre du studio. Bon, l'animation des personnages reprend un peu le style d'Alerte rouge, et l'ensemble se montre un peu trop speed à mon goût. D'autant plus que, sur le papier, l'ensemble présente une intrigue somme tout classique. Avec une thématique écologique mille fois vues. Mais quel plaisir de retrouver une production qui se révèle efficace en tout point. Que ce soit au niveau de ses personnages, des gags, de l'émotion... il découle de Jumpers une bonne humeur qui fait mouche. Le film parvient à cumuler des délires totalement allumés - mention spéciale au requin, dont je ne me remets toujours pas ! - tout en offrant des passages plus posés, plus touchants, qui peuvent rapprocher Jumpers de Là-Haut. Et derrière son classicisme assumé, le titre arrive à surprendre en sortant un peu des sentiers battus. Ne serait-ce que son antagoniste principal, en tout point inattendu. Ce n'est pas le meilleur Pixar, leur filmographie n'étant clairement pas avares en chefs-d'oeuvres. Mais en ce qui me concerne, je retrouve avec Jumpers la grande heure du studio, qui m'a terriblement manqué.