Jumpers
6.6
Jumpers

Long-métrage d'animation de Daniel Chong (2026)

"La confiance, c'est comme un barrage. Parfois il y a des fuites, alors on les répare."


Première réalisation Pixarienne pour Daniel Chong (accompagné également de Jesse Andrews (This is not a Love Story, Luca) au scénario), ce «Jumpers» nous raconte l'histoire de Mabel, une jeune passionnée de la nature et défenseure acharnée de la faune sauvage, qui va se glisser (par le fruit du hasard bien sûr) dans la peau d'une femme castor cybernétique pour rentrer directement en communication avec les animaux de la clairière avoisinante (menacée par la construction d'une autoroute) et les convaincre de reprendre le dessus sur leur habitat naturel.

Sauf que rien ne va vraiment se passer comme elle l'avait prévu, bouleversant l'ordre "naturel" des choses.


Quelque part au croisement de «Avatar», «Le Robot sauvage» ou encore «Migration», une nouvelle production nous parlant d'écologie et de technologie, de valeurs et de hiérarchie, de désaccords et d'entraide.


Un film débutant de manière plutôt classique dans ce qu'il nous raconte, jusqu'à ce que s'opère, vers le milieu du film, une bascule narrative assez imprévisible (où cette guerre de territoire (un peu à l'image du récent «Zootopie 2») va se régler façon "œil pour œil"), qui va rendre la suite plus immersive, plus délirante (avec un gros clin d’œil à «L'invasion des Profanateurs») et finalement assez touchante.


Un Pixar assez atypique, plus proche d'une production DreamWorks, de par son animation (notamment le design de ses personnages humains, rappelant celui des «Bad Guys») et son esprit plus déluré, surtout dans sa seconde moitié.


Un nouveau Pixar original qui semble tenir à cœur à ses auteurs, et qui remplit plutôt bien son contrat durant une grande partie du métrage, assez fun à suivre, sans pour autant figurer dans les œuvres marquantes du studio, qui depuis plusieurs années a perdu la formule magique pour réellement nous embarquer émotionnellement dans leurs œuvres et nous toucher en plein cœur.


Un "petit" Pixar, plus récréatif et décalé, devant lequel j'ai tout de même passé un bon moment lors de la projection, mais qui ne devrait pas me rester en tête sur le long terme.

Sur un sujet similaire, j'aurai plus tendance à vous recommander le très chouette (et plus poétique) «Pompoko» des studios Ghibli. 6,5-7/10.

Raphoucinevore
7
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le 10 mars 2026

Critique lue 58 fois

Raphoucinevore

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