Pixar semble avoir perdu sa boussole. Si l'idée de transférer une conscience humaine dans un robot castor pour sauver une clairière avait un potentiel absurde délicieux, le résultat est d'une platitude désolante. On est loin de l'étincelle des premiers chefs-d'œuvre du studio. Le scénario coche toutes les cases de façon scolaire, sans jamais y injecter cette touche personnelle qui rendait les objets ou les animaux de Pixar si humains. Les dialogues sont pauvres et l'émotion tombe souvent à plat, faute de sincérité. Reste une fable écologique un peu convenue qui se regarde sans déplaisir, mais qui s'oublie aussitôt le générique terminé. Daniel Chong applique la recette, mais oublie le sel.