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Simulacre Park.
Hammond avait la foi, les moyens, quelques lois intimes qu'il faisait rejaillir sur son parc, protégeant ses créatures plus encore que son propre fils, et même si tout déraillait, il avait fait de...
le 29 sept. 2013
Jurassic Park et The Lost World : Jurassic Park de Steven Spielberg, respectivement sortis en 1993 et 1997, sont basés sur les romans de Michael Crichton. Pour ce troisième volet, l'équipe du film a cherché à développer une intrigue originale tout en conservant des idées des livres encore inexploitées à l'écran.
C’est toute une tripotée de scénaristes qui va se relayer pour trouver la bonne idée pour, certains veulent que le Professeur Alan Grant soit retourné sur Isla Nublar pour poursuivre ses recherches, en cachette, et aurait vécu dans un arbre tel un Robinson Crusoe. D’autres veulent qu’un virus propagé par les dinosaures circulent sur la Terre, etc…
Le projet souffre de nombreuses réécritures, les scénaristes n'arrivant pas à se mettre d'accord sur la direction que ce troisième opus doit prendre. Finalement, Steven Spielberg abandonne le poste de réalisateur pour le confier à Joe Johnston (lui qui voulait déjà réaliser The Lost World : Jurassic Park).
Le tournage commence et le script n’est toujours pas fini. L’ambiance entre les techniciens et les acteurs se détériore jusque Joe Johnston veuille lui-même quitter le projet à son tour.
Finalement il décide de rester en place et de se débrouiller avec ce qu’il a entre les mains et avec l’aide des acteurs qui réécriront certains passages de leurs personnages.
Jurassic Park III sort en 2001.
Quatre ans ont passé depuis l'incident de San Diego. Les dinosaures de John Hammond vivent désormais en totale liberté sur Isla Sorna sans aucune interférence humaine. La révélation de leur existence au monde entier entraine du tourisme illégal pour essayer de venir les observer. Le paléontologue Alan Grant, rescapé de Jurassic Park, fait la connaissance d'un couple, Paul et Amanda Kirby, qui lui propose de financer ses recherches contre un survol de l'île.
Le scénario est très simpliste, mais on peut retenir la bonne idée du film : le Spinosaure. Joe Johnston désire mettre en scène un dinosaure alternatif au Tyrannosaure pour donner un coup de jeune à la franchise. Le Spinosaure permettant aux scénaristes d'écrire une nouvelle séquence se déroulant sous l'eau.
L’idée était bonne, mais l’affrontement entre le Tyrannosaure et le Spinosaure tombe un peu à plat, manquant d’épique et de gigantisme. Du coup le Spinosaure qui devait donner un coup de jeune à la franchise devient celui qui a tué la saga Jurassic Park représenté par le Tyrannosaure.
Si le plaisir était bien présent de retrouver Sam Neill dans la peau du Professeur Grant (et dans une moindre mesure Laura Dern), on sent que le comédien s’en cogne. Il est bien difficile de ne pas voir dans ce Sam Neill démotivé un écho du personnage qu’il incarne, à savoir un artisan, obligé de travailler sans motivation sauf pour l’argent. Il n’est pas le seul à dériver sans but dans le film. L’intégralité du casting semble se demander ce qu’il fait là.
Il faut dire que l’ensemble a parfois du mal à trouver son ton, ce qui ne facilite pas l’interprétation et l’identification. À bien des égards, le rêve d’Alan dans lequel un dinosaure vient lui causer aurait pu être une belle réussite, mais il tranche trop avec la tonalité générale pour vraiment aboutir.
Ces défauts ne vont aller qu’en s’amplifiant au cours du métrage, qui semble dans son dernier tiers ne plus rien avoir à faire de ce qu’il nous raconte, quitte à laisser voir ses grosses coutures à force de rebondissements dégénérés. De l’usage du appeau à Vélociraptor, en passant par les cris de Téa Leoni, l’inaction de William H. Macy, ou le volume d’une sonnerie de téléphone, puis un débarquement militaire stupéfiant de connerie, le sentiment d’assister à un spectacle conçu à la va-vite se fait de plus en plus prégnant.
Seul le personnage de Billy surnage un peu au dessus de tout ce ridicule. J’ai trouvé sa relation père / fils avec Alan Grant plutôt agréable faisant écho au premier Jurassic Park. D’ailleurs le comédien Alessandro Nivola ne sera pas tendre avec la direction d’acteur :
C'est le seul rôle de ma carrière pour lequel je n'avais aucune matière pour construire mon personnage. C'était exaspérant. C'est Sam Neill qui m'a aidé à tenir, on se posait dans les caravanes pour jouer des chansons des Beach Boys. Sans ça, je serais devenu fou.
La musique de Don Davis est très bonne, mais c’est parce que sa composition reprend en partie toutes les partitions de John Williams.
Jurassic Park III ne mérite pas sa réputation de production abominable et d’attentat visuel. Mal raconté et porté par des personnages déficients, il fonctionne néanmoins comme un film d’aventure léger et spectaculaire, qui témoigne de l’incapacité de Universal à respecter l’héritage de Steven Spielberg.
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le 22 mars 2023
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