Attaquons directement par ce qui fâche pour aller vers le meilleur.

L'écriture de David Koepp/ingérence des exigences de Studio. Clairement,2 films s'entrecroisent, parfois naturellement et parfois en dépit de bon sens via des choix aux inverses des arcs narratifs mis en place... Mon plus gros problème principalement l'arc des personnages de Zora Bennett et Duncan Kincaid qui, de mercenaires sans scrupules en grand besoin renflouement de cash basculent vers une humanité qui causera leur perte

Vouloir faire un détour AVANT la première mission et même sans cela, ne pas objecter quand se sauvetage va créer une situation les handicapant, créant des témoins plus que gênants.

Ne rien dire quand il est EVIDENT que le père de famille et surtout sa fille vont les griller et tout balancer aux autorités via intercom de la radio.

Le père Delgado & la plus grande de ses filles qui passent de secourus à militants prêts à saboter l'entreprise des gens qui les ont sauvés, le beau fils pseudo stoner qui soit devient un héros et l'instant d'après le pire foireux qui s'allumerai bien un joint au milieu des dinosaures.

Le moment ou Teresa Delgado est à la limite de tweeter son indignation sur le projet en voyant la carte virtuelle 15 minutes après être monté à bord, quand elle prend d'assaut la radio./Toute l'écriture du personnage du beau fils, du moment ou il veut s'allumer un pétard premier degré au moment ou il pisse après avoir échappé d'être un casse-dalle pour raptor/utahraptor.

Dans le registre du c'est fait un peu plus subtilement que les 3 derniers films donc ça passe à peu près : le fan service.


Du plus "subtile" (le texte sur un rétro, une célèbre banderole rangée de façon évocatrice) au beeeeaucoup moins (l'émerveillement des Titanosaurus renvoyant à JP1, la scène des Mutadons dans l'hyper marché renvoyant à JP1, les hautes herbes de JP2, des clôtures, un méchant qui fonce dans la pampa avec une jeep, ect) MAIS avec le savoir faire de Gareth Edwards pour réimaginer ces moments cultes avec de multiples échos à un ciné Spielbergien / twists. Au delà de rappels aux dents de la mer, E.T., à la saga Jurassic Park/World c'est aussi et surtout à sa propre filmographie que Gareth Edwards convoque au travers de scènes ostensiblement reconnaissables. (Godzilla, Monsters...)


Dolores est un petit dinosaure placé là dans un but purement mercantile, vendre du goodies peluche. Alors oui la petite Dolores est choupinou tant elle se comporte comme un petit chat, suit inexplicablement la petite Isabella et ce peut importe les embuches, les distances, les dinosaures sur son chemin.

Sera embarquée comme on adopte un chat, en dehors de son lieu de vie, possiblement pour se laisser la possibilité d'utiliser Dolores comme McGuffin tel le raptor Blue sur les 3 derniers épisodes ?


Tendons maintenant vers le plus gros atout du film : Le talent filmique de Gareth Edwards.

D'un dinosaure à l'agonie "marqué" par l'indifférence générale à un à une incroyablement intense scène de radeau tirée du premier roman, de plans à hauteur d'homme, de compositions de certains plans de quelques secondes avec un éclairage précis... en passant par un moment tendu avec un Quetzalcoaltus ... et puis...

Parlons un peu du plat de résistance, le D Rex. Ce Rancor Malade balance quelques slams bien sentis avec les corps de ceux qu'il attrape Si le T Rex de Spielberg ménageait son effet dans le premier film, ici Edwards applique la même technique que son Godzilla, peu (très peu) en montrer pour maximiser l'effet dans les derniers instants ou la gueule transparait entre 2 fumigènes rouges.


Le film est au final plus "honorable" que prévu. L'histoire aurait mérité d'être grandement retravaillée pour être plus logique et digeste néanmoins l'acting des protagonistes chasseurs d'ADN sauve quelques dialogues quelques peu insipides disséminés de ça de là pour tenter de donner du sens aux revirement moraux en cours de récit. On peut aussi se demander quel est la part d'ingérence des studios sur les idées/envies de Gareth Edwards. Si une director's cut est possible, elle effacerait surement les quelques revirements nous sortant d'un récit qui malgré tout , se place dans le haut du panier de toute la saga (pas très dur tant de Jurassic "Eriiiiiiiiic" Park 3 à Jurassic World 3, la barre est basse)

Jurassic World Renaissance peut espérer être comparé au mésestimé Jurassic Park 2 ou se classer sous celui-ci.


"Le radeau qui me méduse" Entendu par un T rex encore tout chokbar de sa rencontre

6.5/10




Vilou
6
Écrit par

Créée

le 9 juil. 2025

Critique lue 13 fois

Vilou

Écrit par

Critique lue 13 fois

1

D'autres avis sur Jurassic World - Renaissance

Jurassic World - Renaissance

Jurassic World - Renaissance

3

Arthur-Levain

340 critiques

Jurassic World : Rebirth (2025)

Cinq ans après Jurassic World Dominion, une expédition traverse des régions équatoriales isolées pour extraire en quête d'une avancée médicale révolutionnaire l'ADN de trois énormes créatures...

le 1 juil. 2025

Jurassic World - Renaissance

Jurassic World - Renaissance

7

Behind_the_Mask

1476 critiques

A Hollywood, les dinosaures, quand il n'y en a plus, y'en a encore.

Les premières minutes de Jurassic World : Renaissance pourront étonner par son sous-texte accidentel. En effet, il fera se demander de manière inconsciente, devant ce diplodocus mourant dont tout le...

le 5 juil. 2025

Jurassic World - Renaissance

Jurassic World - Renaissance

5

lugdunum91

617 critiques

Jurassic World Renaissance : Le dinosaure de trop 5/10

Il fut un temps où entendre un simple battement sourd dans la jungle, suivi du rugissement d’un T-Rex, suffisait à faire vibrer une salle entière. Mais ce temps semble bien révolu. Jurassic World:...

le 5 juil. 2025

Du même critique

La Couleur hors de l'espace

La Couleur hors de l'espace

7

Vilou

515 critiques

No ! Not the fear ! NOT THE FEAAAAR ! AAH ! AAAH !

Lovecraft. Nic Cage en éleveur d'Alpagas & ambassadeur du cassoulet. Un géologue en guise de héros. Des pétages de plombs dignes de Volte/Face. Si avec ça vous n'êtes pas teasé sur ce film ! Il...

le 24 janv. 2020

Nicky Larson et le Parfum de Cupidon

Nicky Larson et le Parfum de Cupidon

7

Vilou

515 critiques

Nicky Larson et la Bonne Adaptation

Comme pour beaucoup, la découverte de l'anime City Hunter c'est d'abord le choc pour un petit garçon. Fini l'enfance, les collégiens fous fous fous, les footballeurs de l'impossible ici le ton est...

le 23 déc. 2018

Gotham

Gotham

4

Vilou

515 critiques

Bat-universe version "what if"

(Note et critique évolutive) Pour le loupage complet: Et si Pamela Isley était forcément la gamine d'un gars présenté dans le pilote? Et si on lui changeait le nom, juste pour le fun ? -Et si le...

le 24 sept. 2014