Je sors tout juste de la séance et je suis très énervé.
Critique à chaud d’un film d’une tiédeur extrême.
On va commencer par le positif, le film est beau. C’est tout.
On passe donc au négatif :
- le film ne sait pas exister par lui-même. Des scènes entières sont des copier-coller des précédents films. En plus des copier-coller, le film est truffé de références aux autres films (une banderole par-ci, un panneau de signalisation par là). On ressort de la séance avec l’impression d’avoir vu un best-of d’un film qu’on connaît par cœur.
- les morts sont aseptisées au possible. Au point que je pensais revoir certaines victimes tellement leurs morts sont sans saveur.
- à vouloir trop en montrer, les dinosaures n’ont aucune prestance à l’écran. La grosse blague étant le D-Rex qui ne sert absolument à rien, il est inoffensif pour le scénario. Il est d’ailleurs atteint du syndrome de la « taille variable », d’où son nom de « Distortus Rex » j’imagine, bestiole dopée aux particules Pym.
- d’ailleurs le scénario est aux abonnés absents. Le talent de David Koepp a peut-être vraiment été dévoré devant le vidéostore de San Diego. Qui sait? Le méchant est méchant, sans aucune raison! Le but de la visite sur l’île est à peine croyable. Et l’île, on nous l’a teasée comme un laboratoire à ciel ouvert d’hybrides et autres mutants, eh bien ça s’arrête là. Elle existe, c’est tout, ne cherchez pas à en savoir plus. Tout comme vous n’apprendrez rien sur les mutants qui sont d’une laideur absolue.
- les personnages n’existent que par leur motivation. On ne sait rien d’eux. Une scène tente de nous tirer la larmichette, c’est plutôt le malaise qui prévaut. Le film aurait gagné à se concentrer uniquement sur la famille échouée sur l’île, lorgner uniquement sur le survival horror et oublier la nième conspiration biotechnologique vue et revue.
- spoiler (au point où j’en suis…) : y a pas de raptor. Enfin si, mais aussi utile qu’un lampadaire en plein jour.
Il y avait moyen de remonter la pente après un Dominion aux ras des pâquerettes. Ce film fait du stationnaire.
Honteux.