Sur la forme, Juste cause est mou dans ses premières minutes, convenu dans son second tiers et ridicule dans sa dernière partie. Son twist affreusement réchauffé, sa volonté de singer Le silence des agneaux avec ses confessions de psychopathe cabotin autant qu'incarcéré, ses scènes d'action en total désaccord avec le ton du film, et cette manie d'impliquer la famille du héros pour faire trépidant, le range indiscutablement dans la catégorie navet.
Sur le fond, c'est pire encore. Se croyant malin, le film part d'un postulat qu'on est libre de trouver honorable pour illustrer, à coup de grosses ficelles, l'exact contraire de ce qu'il vend a priori. Sur les choses publiques et les faits de société, chacun est libre d'avoir son opinion. Mais instrumentaliser une idée pour en dire strictement l'inverse est caractéristique de mauvaise foi. Donc en plus d'être raté, le film est à ranger dans la catégorie détestable.