Toledano et Nakache sont un duo de réalisateurs que je ne connais que très peu, je l’admets. En fait, Intouchables et Le Sens de la fête sont des films que j’ai découverts il y a de ça un petit peu de temps, avant de m’intéresser vivement au cinéma ; c’est donc avec une nouvelle posture que je découvre le dernier long des deux réalisateurs.
Le programme de Juste une illusion est parfaitement clair : un trip de 2h au sein des années 80 dans les banlieues d’une France en plein changement.
Bon, là-dessus, on ne nous a pas menti ! Parce que si vous cherchez de la narration, si vous cherchez quelques propos, si vous cherchez un point de vue, bah Juste une illusion, ce n’est pas ce qu’il vous faut !
Non, Toledano et Nakache s’amusent ici à dresser une carte postale de la France de leur jeunesse ! Alors oui, en termes de décors, de props et d’ambiance, ça marche à fond. Mais bon, soyons honnête, les années 80, ce n’est pas une époque qui me touche (et oui, trop vieux, évidemment), et donc j’essaie de me raccrocher au reste : …
Bon, j’en fais des caisses, mais le film reste divertissant ; disons qu’on s’amuse poliment, et je serais de mauvaise foi si je disais que je n’ai pas rigolé à gorge déployée sur certaines vannes bien senties (gros big up à Pierre Lotin, qui a le meilleur personnage et le meilleur arc narratif du récit !).
Juste une illusion, c’est donc une bonne comédie, c’est indéniable, mais qui perd à vouloir mélanger peut-être trop de références, trop de sous-intrigues inutiles, et construites un peu comme un film à sketches, cassant de manière répétitive le peu de narration qu’il essaie de faire.
Bref, rajoutons à cela que je trouve le petit complètement à côté de la plaque : Juste une illusion, c’est un bon divertissement à regarder en famille ; il ne faut pas en attendre beaucoup plus !