La Trilogie de l'Adolescence Apocalyptique : Épisode 4

Pour son dixième film, Gregg Araki revient dans l'adolescence destructrice de ses débuts cinématographiques, avec ses personnages paumés, excentriques, désabusés, ses couleurs flashy et sa musique pop-rock. Le réalisateur retrouve donc ses thèmes fétiches : la jeunesse, l'homosexualité, la drogue, le sexe, un destin tragique et un évènement hautement surnaturel. Ici, pas d'aliens à l'horizon mais un scénario aussi bizarre que surprenant, filant dans une logique propre au réalisateur.


Tout comme un certain Richard Kelly, le metteur en scène d'origine asiatique explore le fantastique avec complexité, entremêlant son récit de base – les déboires d'un jeune ado de 18 ans (Thomas Dekker, une révélation loin de ses débuts dans la série "Chérie j'ai rétréci les gosses" ou encore plus récemment dans "The Sarah Connor Chronicles") en pleine crise d'identité sexuelle – avec une histoire improbable de fin du monde. Ainsi, loin d'un énième film pour ados en manque de corps musclés ou de filles à poil, Kaboom se révèle être une surprise de taille pour le spectateur, se laissant immédiatement embrigadé dans une aventure humaine peuplée de jeunes collant au plus près de la réalité. Ils flirtent avec tout le monde, couchent pour un rien, se masturbent, fument des joints et vont en cours.


Plus l'intrigue avance, plus on est absorbé par cette énigmatique enquête que poursuite notre héros, épaulé par des amis pour le plupart de fortune aussi extravagants les uns que les autres jusqu'à une révélation finale abasourdissante et purement Arakienne. Mêlant ainsi la noirceur de sa Trilogie de l'Adolescence Apocalyptique au burlesque de Smiley Face, Kaboom est une surprise de taille sublime et attractive, filmée et narrée d'une main de maitre par son créateur. Rires (les répliques cultes fusent à vitesse grand V), frissons et romantisme sont donc au rendez-vous pour l'un des longs-métrages les plus intéressants de Gregg Araki... à ne manquer sous aucun prétexte.

MalevolentReviews
8

Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Les meilleurs films de 2010

Créée

le 15 avr. 2019

Critique lue 108 fois

Critique lue 108 fois

D'autres avis sur Kaboom

Kaboom

Kaboom

5

Chaiev

le 28 nov. 2010

Suivre

Fac Simulée

J'aurais dû aimer Kaboom : un film de campus, et qui plus est un campus rempli de canons qui ne pensent qu'à ça, des dialogues inspirés, une histoire de complot, un second degré permanent, sur le...

Kaboom

Kaboom

7

Rakanishu

le 10 oct. 2010

Suivre

Critique de Kaboom par Rakanishu

Pas facile de critiquer Kaboom. C'est un peu un film nul, mais assumé. A savoir que le film part dans le grand grand n'importe quoi, que les 10 dernières minutes sont dignes d'un David Lynch pris de...

Kaboom

Kaboom

6

Amethyste

le 23 sept. 2012

Suivre
Dernière modification

le 23 sept. 2012

Ne va pas plus loin que les préliminaires.

Fin du film. J’arrête le DVD et réfléchis cinq minutes pour repasser en vitesse le déroulement de ma soirée, histoire d’être sûr qu’à aucun moment je n’ai pris de produits illicites. Vérification...

Du même critique

Wonder Woman 1984

Wonder Woman 1984

3

MalevolentReviews

le 26 déc. 2020

Suivre

Tant qu'il y aura des hommes

Toujours perdu dans une tourmente de décisions visuelles et scénaristiques, de décalages et de tonalités adéquates, DC Comics se fourvoie une nouvelle fois dans un total manque de cohésion et par...

Dune

Dune

5

MalevolentReviews

le 18 sept. 2021

Suivre

L'Épice aux étoiles

Attendu comme le Messie, le Dune nouveau aura été languissant avec son public. Les détracteurs de Denis Villeneuve s'en donne à cœur joie pour défoncer le produit à la seule vue de sa bande-annonce,...

Kaamelott - Premier Volet

Kaamelott - Premier Volet

5

MalevolentReviews

le 20 juil. 2021

Suivre

Les prolongations

Il l'a dit, il l'a fait. Plus de dix ans d'absence, dix ans d'attente, dix ans de doute, une année de retard à cause de la pandémie. Kaamelott a marqué la télévision, de par son ampleur, son aura...