A Kaboul, plus de 15 ans après la chute officielle du régime taliban (et avant qu’il n’y revienne), les lieux de loisirs, les cafés, sont la cible d’attentats et la pauvreté menace de toutes parts.
Lorsque le Génération Café, le seul bar de la capitale à offrir une programmation culturelle, est détruit par un attentat terroriste, quatre jeunes rêveurs afghans se mobilisent et se lancent le défi courageux de restaurer un ancien cinéma désaffecté pour en faire un centre artistique.
Le quatuor, trois garçons (un réalisateur, un musicien, un peintre) et une fille actrice, trouvent un grand cinéma abandonné. Avec l’ancien projectionniste, qui y vit dans le dénuement, entouré d’orphelins, ils entreprennent de le rénover, d’y faire un lieu de projection, de concerts, de culture. Malgré la peur et les menaces, les quatre amis veulent réaliser leur rêve, coûte que coûte...
Cette histoire, le réalisateur français Louis Meunier, documentariste ayant vécu dix ans en territoire afghan, la raconte de manière mi-documentaire, mi-fictionnelle : courageuse déclaration d’amour à l’art en général, au cinéma en particulier, et portrait d’une jeunesse afghane enfermée dans des lois archaïques et de difficiles rapports au sein des familles.
C’est une œuvre attachante dans laquelle nous entraîne l’enthousiasme des comédiens, au risque de flirter quelquefois avec un certain amateurisme dans l’interprétation et la mise en scène, facilement oublié compte tenu des conditions de tournage, des dangers encourus et vécus et de la tonalité positive du projet