Robert Altman ressuscite le microcosme du Kansas City des années 30, son atmosphère délétère, ses gangsters, ses boîtes de jazz. Mais, à en juger par l'histoire qu'il nous raconte, le cinéaste ne s'est guère intéressé qu'à cette reconstitution, qu'à cet esthétique des années mythiques de Kansas City. Pour tout dire, son histoire est proprement soporifique et ses personnages sont des stéréotypes sans dimension, même s'ils ont quelques accents parodiques.
Le mari de Blondie, petit malfrat, et détenu dans un cabaret par un gang afro-américain qu'il a voulu gruger. Sa jeune femme, fan de Jean Harlow, s'emploie pour le faire libérer.
Altman conduit deux récits en parallèle où l'on suit les déambulations de Blondie dans la ville, où l'on pénètre dans l'antre musicale du cruel Seldom Seen. Et même si le cinéaste déborde du cadre pittoresque de Kansas City en introduisant un climat de violence, de racisme et de corruption, son histoire reste définitivement terne.