Ce film d’action indien tente clairement de surfer entre John Wick et Bullet Train, avec un huis clos dans un train lancé à pleine vitesse. On peut aussi penser à Piège en haute mer (et son côté série B musclée avec Steven Seagal). Et au final, le film se rapproche d’ailleurs beaucoup plus de cet esprit-là que de ceux portés par Keanu Reeves ou Brad Pitt.
Sur le papier, ça promet… mais dans les faits, le scénario est d’une simplicité presque désarmante. On ne comprend même pas vraiment ce que les personnages viennent voler dans ce train, et au fond, le film n’a pas l’air de s’en soucier non plus.
Non, ici, le vrai (et unique) intérêt, ce sont les scènes de baston. Et là-dessus, difficile de nier l’efficacité : ça cogne dur, très dur. Poings, pieds, couteaux, haches, machettes… tout y passe dans une succession de combats ultra-violents, avec des brutes épaisses qui encaissent des coups comme si de rien n’était.
Le film bascule même parfois dans une forme d’absurde : des personnages qui se font littéralement massacrer mais continuent à se battre, ou encore ces moments où un adversaire est laissé en vie sans raison valable. On est clairement dans une logique de surenchère plus que de crédibilité.
Au final, Kill remplit son contrat minimal : divertir sans réfléchir. C’est brutal, rythmé, mais complètement creux. Un bon défouloir pour vider le cerveau… mais aussi un film qu’on oublie presque aussitôt le générique terminé.