Peter Jackson est un habitué des films longs. Ça se justifie pour la trilogie du Seigneur des Anneaux tant l'oeuvre de Tolkien est dense. Trois heures vingt pour King Kong, c'est sans doute excessif même si j'ai été vite emporté par ses talents de conteur comparables à ceux de Robert Zemeckis et Steven Spielberg.
Prendre quarante minutes pour nous montrer le New York des années 30 ne m'a donc pas dérangé. Ses artistes qui galèrent, les gens qui crèvent la dalle dans la rue. Bref, les suites de la crise de 1929.
Une fois sur l'île, c'est là que le grand spectacle commence. Déjà que l'ampleur de la reconstitution du New York de la Grande Dépression était fastueuse, sur l'île, c'est multiplié par la jungle, les monstres qui la peuplent, les indigènes et bien sûr Kong.
Avec Denham, il nous montre aussi toute la ténacité et la folie de ce réalisateur pour faire un film. Il détruit tout ce qu'il aime et cette citation est assez vraie. Elle est peut-être comparable à toute la passion qui anime Jackson pour le film de 1933 dont c'était le rêve de gosse de l'adapter.