Après ses films sociaux et le film qui l'a fait connaître mondialement, "LÎle nue" (1960), Kaneto Shindo change de registre et tourne son fameux diptyque Onibaba-Kuroneko ainsi que "Libido" et "Le sexe perdu". On est donc très loin des "Enfants d'Hiroshima". Fait unique dans l'Histoire du cinéma, Kaneto Shindo tournera tous ses films avec son épouse Nobuko Otowa jusqu'au décès de celle-ci. C'est une filmographie complètement fusionnelle, Kaneto Shindo n'hésitant pas à montrer son épouse nue (Onibaba) et souvent dans des scènes très éprouvantes.
"Kuroneko" est un OVNI cinématographique qu'il est bon de revoir tellement le cinéma aujourd'hui est aseptisé et pire encore convenu dans ses provocations ou sa violence.
Shindo vous convie à une histoire de fantômes (ou pas ...) japonais, dans des décors formidables et une atmosphère mizogucho-bavienne c'est dire son prix.
Alors n'hésitez pas ...