Le premier plan est celui de l'épilogue : un homme seul qui marche dans la rue suivi par une silhouette menaçante.
C'est un film qu'on regarde le cœur serré. Toutes les pièces de l'engrenage qui va aboutir à ce drame atroce sont en place. Tout est réel, tout est vrai, le mensonge d'une adolescente en perte de repères qui va inexorablement déclencher le pire. L'ambiance du collège, les élèves, les profs, on y est.
Samuel Paty ne fut pas abandonné de tous, le film est honnête et montre surtout les dysfonctionnements de la police et du rectorat. La bêtise des réseaux sociaux, la violence de l'islamisme sont les ingrédients du pire.
La mise en scène sobre sied au sujet, servie par l'interprétation remarquable d'Antoine Reinarts en professeur compétent , apprécié, pris progressivement dans un étau, et d'Emmanuelle Bercot en principale de collège plutôt courageuse faisant face à une situation critique.
Le film aurait pu se terminer sur la salle de classe vide. Une absence. Tout était dit.
On en ressort accablé.