En tissant délicatement, dans son récit, la véracité de l’archive, la rêverie induite par la pellicule et l’inévitabilité de la corruption, The Secret Agent devient un traité embrassant toute une carrière, qui se niche avec chaleur au milieu des stupéfiantes épopées cinématographiques auxquelles Mendonça rend hommage. Le film n’existe pas seulement en dialogue avec les films de genre de la décennie au cours de laquelle une grande partie de son intrigue se déploie ; il témoigne aussi, à maintes reprises, de la foi inébranlable du réalisateur dans la capacité du cinéma à inquiéter et à fasciner.